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Le premier jour du reste de nos vies

Le 18 octobre 2013, 15:39 dans Maternité 0

Notre histoire débute le 14 février 2013, une belle histoire comme il en existe peu. Et bien que je n’ai plus aucune certitude, je sais déjà que cette histoire va bouleverser nos vies. Je n’ai qu’à te regarder dormir ou gambader pour désormais comprendre que l’amour qui nous unit sera plus fort que tout.

Le 14 février restera un jour gravé dans ma mémoire, un jour de bonheur immense. Maintenant que cet instant magique est derrière moi, il est difficile de trouver les bons mots pour le décrire.

Je suis arrivée le 13 février à la clinique vers 17h30. J’avais déjà des contractions régulières et douloureuses, mais je n’étais ni au bout de mes surprises, ni au bout de mes efforts.

Je revois encore ma mine déconfite devant la sage-femme, fière de m’annoncer que j’avais fait du bon travail. J’étais à 3cm de dilatation. J’ai souris pour me donner de la contenance mais je me demandais déjà comment j’allais arriver au bout de notre aventure et appréhender la délivrance.

Ta tata de cœur me tenait la main, respirait avec moi et m’aidait à ne pas céder a la panique. Les contractions devenaient de plus en plus douloureuses et ne me laissaient aucun répit. Et c’est pour cela, pour t’accueillir le mieux possible, que j’ai décidé d’opter pour le péridurale. Un autre de mes idéaux venait de s’effondrer mais la n’était pas l’essentiel.

L’horloge affichait 00h01. Tu serais donc un petit Valentin ! Encore quelques heures et j’allais te découvrir, toi, le petit être que j’avais porté pendant 9 mois, que j’avais eu peur de mettre au monde, a qui j’avais confié mes larmes et mes angoisses, mais que j’avais su protéger d’un avenir trop compliqué.

J’ai commencé à pousser à 4h10. La sage-femme m’encourageait autant que possible et je ne pensais à rien d’autre qu’au chemin que tu faisais pour arriver jusqu'à moi. Il a du t’en falloir des efforts pour faire cette traversée des mondes. La ventouse t’y a un peu aidé. Le docteur m’a dit d’arrêter de pousser et quelques secondes après, j’ai entendu ton premier cri. Le contact de nos peaux m’a transportée dans un univers inconnu et profondément serein.

Tu es un trésor. Plus je te regarde, plus j’apprécie ma chance, plus je ressens cette impression étrange de te connaitre depuis toujours.

 

Toi et moi, enfin, cœur contre cœur. Tout s’est passé si vite que les larmes de bonheur ne viendront que plus tard. Elles ne sont pas tristes. Elles représentent juste un trop plein d’émotion, un amour incommensurable. Elles marquent un tournant dans nos existences, une nouvelle page à écrire. Elles s’inscrivent dans l’avenir comme autant de perles d’amour, prêtes à s’envoler et à exploser dans le ciel de ce début d’Automne.

 

Badaboum

Le 7 octobre 2013, 16:28 dans Maternité 0

Ta première vraie chute, c’était ce weekend. Tête la première. Au loin tu as vu le chat du voisin et comme a chaque fois que tu vois un chien ou un chat, tu as ouvert de grands yeux, tu as voulu partir à sa rencontre. Comme tu n’arrives toujours pas à avancer a quatre-pattes, tu as monte tes fesses en l’air, tes mains ont du déraper sur le tapis et ta tête est allée cogner sur le carreau de la terrasse. 

La première d’une longue série. Il faut que je m’habitue.

Tu as trouvé un peu de réconfort dans mes bras, au bout de quelques minutes. Tu as oublié le chat. Et tu as continue à faire des galipettes sur ton tapis, comme si de rien n’était.

On peut dire que tu t’en donnes à cœur joie, surtout depuis que tu sais tenir assis tout seul. Tu explores chaque recoin, chaque jouet. Tu médites sur la forme des cubes, le bruit de la musique qui sort de la chaine hi-fi.

Tu aimerais bien pouvoir avancer, mais pour le moment tu n’arrives qu’à faire de la marche arrière.

Tu aimerais aussi pouvoir être débout a longueur de journée. Mais je ne cesse de te répéter que tu es encore trop petit. C’est comme tout, chaque apprentissage demande du temps et de la patience.

Et moi, je reste scotchée devant tes progrès. Et dire qu’il y a quelques mois, je me demandais comment tu allais arriver à te retourner, comment tu allais arriver à t’asseoir, comment tu comprendrais ou appuyer pour que ca fasse de la musique, quand tu allais tendre les bras pour que je te sorte de ton lit.

Tu grandis et c’est un spectacle que je ne me lasse pas de regarder. 

Ta peur des autres

Le 30 septembre 2013, 16:48 dans Maternité 0

Il y a 15 jours à peine, tu étais serein, tu ne me cherchais pas du regard quand je quittais la pièce, tu ne pleurais pas devant des visages inconnus, tu adorais passer de bras en bras.

Et puis ce weekend les choses ont changé. Et c’est encore plus difficile pour moi de partir pour une nouvelle semaine de travail.

Ce weekend tu étais tout sourire. Et tu n’avais d’yeux que pour moi. J’étais la seule à pouvoir calmer tes larmes, à t’apaiser quand tes yeux se perdaient dans des yeux étrangers. Il faut aussi dire que ce weekend tu as vu beaucoup de monde.

 

Certains disent qu’il faudrait que je parte en te laissant quelque chose de moi, quelque chose qui deviendrait ton doudou, qui traverserait les âges, qui te rassurerait quand quelque chose te cause du chagrin ou la nuit quand tu fais des cauchemars.

Pour le moment rien ne semble te séduire particulièrement. Tu portes tout à ta bouche, tu mâchouilles et tu t’endors avec ton pouce. Comme tu le fais depuis 6 mois déjà.

En attendant je t’explique tout, pourquoi et quand je pars, que tu n’as rien à craindre, je ne m’en vais jamais sans te dire aurevoir. Même loin je pense à toi. Le reste c’est l’apprentissage de la vie, de ses frustrations, de ses chagrins. Je peux faire tout pour te les éviter mais certains passent entre les mailles du filet et je ne fais rien pour les rattraper, parce que c’est bon pour toi, même si ca me fait mal a moi.    

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